C'est étrange le feeling que la fatigue me donne. Par moment, j'ai l'impression que mon corps combat tellement fort que je pourrais aller courir le marathon et ensuite, les minutes suivantes, je pourrais me liquéfier sur le sol et m'endormir à même le plancher. Et la journée a été interminable. Un expèce de journée où tu dois tuer le temps pour te rendre au bout et que même si la satisfaction d'avoir passé au travers est grande, elle n'est pas suffisante pour éclipser la lourdeur de la journée. Ni triste, ni déprimée, je me sens juste lourde des heures qui se sont écouler derrière moi. On chance l'heure ce week end, c'est une bonne chose, je vais pouvoir ratrapper une heure de plus de sommeil. =D
Mon matin a débuté à 6:10, parce que 6:00 c'était trop difficile psychologiquement. Mais je ne dormais plus à 5:50 de toute façon. C'est toujours comme ça le matin d'un examen. J'ai tellement peur de passer tout droit que mon horloge biologique fait envoie des doses de culpabilités à mon système endocrinien pour qu'il me réveille. Ensuite, j'ai flanée sur le net, parce que bien sur, même si j'ai un examen qui début dans 2:30, au lieu de réviser comme toute personne normale, moi je magasine chez IKEA le jeudi matin. J'ai ensuit choisie la paire de jeans qui trainait dans le coin, enfilé un bon polar et je suis descendue manger mes cérales avec des bananes. J'ai quitté la maison, je pense sincèrement que le soleil s'était pas encore levé. À moins qu'il me narguait un peu derrière les immeubles ou les nuages. Le métro était plein. Plein mais surtout, plein de gens désagréables. J'ai la ferme intuition que tous les gens de mauvais poils se rencontrent à la même heure dans le transport en commun à Montréal. (je sais, je devrais pas parlé, je suis moi-même de mauvais poil le matin, mais ce matin, je lisais mes notes dans métro, alors je pouvais même pas faire un tant soit peu de regard déplaisant à qui que ce soit.) Pui, y'a eu la marche dans le froid jusqu'au pavillon et ensuite le 35 minutes d'examen. 40 questions, 175 élèves. Et les gens arrivaient avec des 50 minutes de retard. Un joli petit chaos matinal. Et pour pas me dégonfler, je suis allée flâner au centre ville ensuite, parce que je savais que si je retrais chez moi, je serai automatiquement trop lâche pour remettre les pieds à l'université pour mon second cours. J'ai tenu le coup, mais j'ai aussi accumulé beaucoup de fatigue inutile. J'aurais peut-être du aller siester ou encore aller au cinéma, mais une marche de plus de 4 heures, c'était peut-être pas le scénario idéal. Et je suis allée voir pour mes fameux Frissons.
J'ai passé un bon 40 minutes à la librairies pour découvrir qu'ils continuent de vendre des Dragon Ball mais qu'ils ont retirés tous les frissons des étagères depuis belle lurette. Peuh...ces maudits japonais. =D
Je pense aussi que je déteste mon prof du jeudi soir. J'aime pas les profs qui infantilisent et qui abordent des sujets importants avec des non dits. Les choses ont des noms. On les nomme par ces noms. Il me semble qu'une érection ne devrait pas être un baton qui lève et qu'une éjaculation ne devrais pas être de la pluie. Et les gens rigolent comme des imbécils dans la classe, ce qui me fait me demander sérieusement si c'est mon sens de l'humour qui est défaillant.
Halloween demain. En espérant que la nui de ce soir soit aussi longue que ma journée, mais dans un pôle plus positif.
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